28/02/2006

28/02/06 - 14:00

Coronys & the city

Le plus enrichissant dans une vie, ce sont les multiples rencontres. Les personnes deviennent amis, parfois amants, quelques fois ennemis et, pour la majeure partie d’entres eux, complètement indifférents…
Et comme si créer des liens avec les personnes ne suffisaient pas, il faut également affronter les changements de statuts : les amis deviennent ennemis ou indifférents, les anciens amants deviennent amis ou adversaires… Et si nous ne pouvons pas prévoir les premières rencontres, il faut avouer que les changements de statuts sont les plus déstabilisants.

L’une des situations les plus difficile à gérer sont sans doute les « après-relations ». Nous ne sommes plus amants, il faut donc définir une nouvelle relation : allons-nous nous entretuer, disparaître ou commencer à élaborer une amitié ?
Il paraît qu’une rupture signifie la fin d’une histoire… Finalement, ce n’est que le commencement, le début d’un chemin tortueux et mal éclairé. Un peu comme le service après-vente chez Darty : vous savez dans quel état vous laissez votre appareil défectueux mais vous ne savez pas quand ni comment on vous le rendra…

Aux vues des événements de ces derniers mois, je me demande si toute relation doit finir en champ de bataille sur lequel tout est permis… Le seul moyen de s’en sortir est-il de détester l’autre ?



Jusqu’à présent, j’ai toujours appliqué cette technique. Je pense que c’est plus par autodéfense que par réelle méchanceté. Après s’être fait largué, il faut dire que les étapes habituelles sont : la tristesse, la remise en question puis la colère (puis le côté obscur de la force mais ceci est une autre histoire…). Après tout, si ces mecs nous ont quitté, c’est qu’ils sont nocifs pour nous. Pas de pitié avec les briseurs de cœur !! Place aux expressions de type « le connaaaaaard » qui font tellement de bien au moral, place à la force de la colère…
Oui, je fonctionne comme ça, nous sommes tous pareils. La révolte est la force de la survie, c’est « Marche ou crève ! »

Et soudainement, on se retrouve de l’autre côté, on inverse les rôles.
Cette fois, c’est moi qui ai quitté quelqu’un.

Et là, c’est le retour de flammes. On se retrouve confronté à la colère de l’autre, cette même haine retournée contre soi. Malgré la volonté de vouloir rester amis, je dois dire que le résultat n’est pas forcement encourageant. En fait, bien que ce soit moi qui lancé l’idée d’une amitié possible, je suis le moins prêt des deux pour ça. Ayant besoin de temps pour trouver les nouveaux repères (et voulant éviter les amitiés trop rapides finissant rapidement en chaos total), j’ai pensé que ne plus se donner de nouvelles pendant un moment permettrait d’aborder une amitié sur des bases plus stables et solides.

« Loin des yeux, loin du cœur » il paraît… Ce qu’on oublie, c’est que les yeux ont beau être loin, on voit arriver la grosse baffe dans la figure !

Chacun a ses raisons d’être en colère. Je comprends ses raisons de vouloir que je change la Photo, mais comprend-il que je ne souhaite pas changer certains éléments présents depuis des mois ? Je pourrais effectivement me plier à ce désir, après tout c’est assez simple et cela demande peu d’efforts… Mais le principe de devoir changer un élément présent depuis quelques temps me dérange, je pense que certaines choses doivent être acceptées, même si c’est difficile. La Photo en question représente pour moi l’une des plus belles soirées de ma vie à un moment important. Oui, je m’aime bien sur cette photo, mais elle représente surtout mon bonheur pendant ce dîner, la joie d’avoir la plupart des personnes importantes réunies autour de moi.
Mais ceci n’est sans doute pas grand chose dans tout ce chaos.

Alors que faire ? Prendre ma hache, mettre ma tenue de combat et me lancer corps et âmes dans cette bataille sans merci ? Essayer d’entamer un pourparler ? Ou rester indifférent à la situation en attendant que tout se calme…
On en revient aux statuts de bases définis au début de cet article : ennemis, amis et indifférents.

Sans doute va-t’il lire cet article… Peut-être utilisera t-il mes paroles contre moi pour alimenter sa colère ? Peut être comprendra t-il (ou du moins fera semblant) ? Mais une chose est sûre : je ne me lancerai pas dans ce combat. Par lâcheté ? Non, je souhaite surtout préserver mes souvenirs sans entacher les moments vécus. Peut être un jour deviendrons-nous amis… S’il le souhaite. Mais je ne veux pas cette guerre, je ne veux pas de son offensive.

Sans doute la phase de colère est-elle nécessaire, ce que je comprends parfaitement. Le fait d ‘en être la cible fait mal mais les raisons sont compréhensibles. Je vais devoir me résoudre à accepter cette situation, en espérant que le champ de bataille se transforme un jour en plaine fertile.

16/02/2006

16/02/06 - 16:04

Mulholland Drive... sujet de polémique!





Suite à la parution de l’article de Doddy concernant le film « Mulholland drive », je me dois de réagir.

Nous avons passé la soirée à regarder le contreversé film de David Lynch. Je fais mes petites recommandations habituelles avant le début (« mets ton esprit rationnel de côté », « c’est un film spécial où chaque détail compte », « si tu as une question pendant le film, pose-la », etc…)
Je me dois de préciser que « Mulholland drive » est mon film préféré, je l’ai vu plus d’une dizaine de fois, je ne m’en lasse pas et je repère toujours de nouveaux éléments… Ce n’est pas un film que je montre à n’importe qui, je pense et je persiste qu’il faut avoir un certain intérêt pour le cinéma afin de déguster cette œuvre (et les autres de Lynch d’ailleurs).


Nous retrouvons donc l’ambiance sombre et mystérieuse de « Mulholland drive », la limousine noire, la musique inquiétante d’Angelo Badalamenti, la scène au Winky, Mr Roque… Une multitude de personnages errent dans le décor énigmatique du film.


Pourquoi mettre de côté son côté rationnel ? Parce que « Mulholland Drive » ne livre pas ses secrets, parce qu’il nous embarque dans un monde étrange pour chambouler toutes nos convictions 30 minutes avant la fin, parce que « tout n’est qu’illusion » comme l’exprime parfaitement le comédien dans le théatre… D’où les dernières scènes à priori incompréhensibles (à la 1ère vision) mais qui sont pourtant les plus sensées et rationnelles du film.

Les personnes n’ayant pas aimé « Mulholland Drive » trouvent la fin complètement délirante et invraisemblable, ne trouvent aucun sens au film… Effectivement, aucune clé n’est donnée, il n’y a pas de fin « satisfaisante »…
Et oui, nous sommes libres d’en déduire de grandes théories, de débattre des heures durant sur ce film… Que ceux qui désirent un film conventionnel et sans réflexion sortent de la salle !!

Mon cher Doddy exprime sur son blog ce qu’il pense du film

« il n'y a aucune clé nous permettant de comprendre. Tous les indices sont là, dans le film, mais ils ne sont intelligibles que quand on connait tout ce qui les chapotte. Malheureusement, LA clé n'est pas donné à la fin du film. Et pour trouver la clé, il faut chercher, débattre, confronter ses idées. Après je peux comprendre que l'on ait seulement cela à faire de sa vie, mais bon . »

Effectivement, les clés ne sont pas données. Oui, j’aime chercher les indices du film, analyser chaque détail (et Monsieur Lynch s’est clairement amusé à parsemé son film de clins d’œil). Mais non, je n’ai pas que cela à faire dans ma vie ! Je ne vois pas la réflexion autour de ce film comme un « souci » mais plutôt comme une fascination. Certains se passionnent pour l’informatique, d’autres pour les mathématiques, d’autres encore pour la politique… Leur passion est-elle un souci pour eux ? Je ne pense pas…
Mes passions sont la musique et le cinéma. Je ne fais pas que ça de ma vie, mais comme tout grand passionné, j’aime approfondir ces domaines, cela ne me prend pas la tête : cela me passionne. J’attends d’un film qu’il soit sujet à discussions après visionnage alors que d’autres veulent simplement passer un bon moment… Est-ce un problème ?

"En l'occurence pour le film c'est la même chose. Je ne vois pas le fantasme de Diane puis sa vraie vie, mais une partie du film où elle s'appelle Betty et une autre partie où elle s'apelle Diane, sans qu'il n'y ait aucune relation entre ces deux parties."

En effet, difficile après la première vision de voir la corrélation entre les deux parties… Et pourtant, il s’agit bien des mêmes personnages et de la même histoire. La première partie (la plus compréhensible) est pourtant l’illusion découlant de la deuxième… Chaque détail, chaque personnage, chaque parole… Tout trouve un sens, une interprétation, comme un rêve que l’on fait rassemblant des éléments de notre vie actuelle mélangée. Car c’est ainsi que cela fonctionne : les éléments ont été mélangés, modifiés, placés sur un piédestal ou complètement dénigrés… On fouille dans « Mulholland drive » comme on recherche les éléments d’un rêve étrange que l’on vient de faire en recherchant les significations possibles.

Au final, je comprends parfaitement que l’on aime pas ce film, surtout si l’on attend une production standard (attention, aucun sens péjoratif) basé sur : une situation initiale, un problème, des péripéties et une fin résolvant tous les problèmes posés dans le film. Nous aimons tous ce genre de film, moi y compris, mais il faut pouvoir concevoir qu’il existe également des œuvres atypiques, parfois dérangeantes sortant des sentiers battus… « Mulholland Drive » prend tout son intérêt après la première vision. Impossible de décrire cette sensation (je parle pour mon cas) mais une irrésistible envie de le revoir immédiatement s’empare de moi ! Un film transcendant si on accepte les règles (ou plutôt l’absence de règles) de Lynch.

 



Les 20 chansons à connaitre :

Björk : "All Is Full Of Love"
Tori Amos : "Cruel"
Delerium : "Heaven's Earth"
RoBERT : "Pour Moi"
Pierre Lapointe : "Vous"
Bat For Lashes : "What's A Girl To Do"
Sia : "Breathe Me"
Zazie : "Chanson D'Ami"
Nightwish : "The Poet And The Pendulum"
CocoRosie : "K-Hole"
Massive Attack : "Special Cases"
Katie Melua : "Piece By Piece"
Placebo : "Without You I'm Nothing"
Natalie Imbruglia : "That Day"
Brigitte Fontaine : "Ah Que La Vie Est Belle"
Kate Bush : "Hello Earth"
Goldfrapp : "Utopia"
The Knife : "Marble House"
Portishead : "Over"
Garbage : "Milk"

Ailleurs, dans la blogosphère...

L'hippopotable, pour tous les fans des publicités de Paris Match de 1952 à 1976.
Un hippopotame n'est pas une table
La bibliothèque idéale de l'hippopotable



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Perfectly windy sky

Björk
Whisper in water

RoBERT
Des mots, des monts et merveilles

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Angels bark

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Tiny spirit in a k-hole

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