INLAND EMPIRE, l'empire du vide intérieur
Après "Mulholland Drive" (qui est, rappelons-le, en toute objectivité, le plus grand film de tous les temps de l'univers entier intersidéral), David Lynch nous est revenu avec "Inland Empire". Il est sympa, David. Il y a cinq ans, il nous apportait du foie gras, un véritable régal! Mais cette fois, David nous a ramené du paté de tata Lucette. Pas sympa, David !
Nous nous retrouvons donc au cinéma pour savourer le délicieux repas tant attendu. Des bonbons Haribo, un p'tit couple pédé sur la gauche, une bonne fée au rire de phoque sur la droite... On se serait cru à l'anniversaire de pacs de Robert et Gérard.
Et voilà David qui arrive. David aime le numérique. David a aimé "Mulholland drive". David aime les longs films. Mais par dessus tout, David aime torturer son public. Il y a cinq ans, on avait adoré ! Quel coup de fouet ce "Mulholland drive" !! Cette fois, David a choisi le pince-têton. Pas sympa, David! Le "tord-nénés" nous inflige donc 3 heures de gros plans dégueus, de cris aigües, de silences allongés, de flous
artistiques désespérants...
Heureusement, les lapins sont de braves bêtes, Laura Dern est une brave bête elle aussi... N'empêche que l'élevage ne donne pas un bon film, le labourage de cervelle n'a rien de plaisant.
J'aime pas le paté !
J'aimerais pourtant transformé le paté de David en rillettes. J'aime bien les rillettes. J'aimerais revoir "Inland Empire". Pourtant, l'idée de me retaper 3 heures de prises numériques à gerber sur l'écran ne m'enchante pas. On ne sait pas si on invitera David au prochain anniversaire de pacs de Robert et Gérard... Finie la charcuterie, il s'occupera de la boisson !
12/02/07 - 14:18
jaime bien aussi Mulholland drive
l-opium