Vite à genoux le temps passé.
17h10, me voilà arrivé devant le Bataclan. J’ai pris mon gros manteau noir tout moche afin de me protéger du froid en attendant l’ouverture des portes à 19h30. Je suis le premier à attendre, tant mieux, je suis capricieux, je déteste ne pas être aux premières loges. Quelques minutes plus tard, je crois reconnaître l’internaute qui m’a envoyé le concert de Montréal sur dvd. Après vérification d’identité, nous nous mettons à discuter. Chouette, l’attente parait moins longue.
Malheureusement, il semblerait que ce soit une de ces personnes « fan n°1 », vous savez, ce gens qui parle de leurs idoles comme s’ils étaient leurs meilleurs amis, qui les interpellent dans la rue par leur prénom, qui exhibe leurs CD ultra-collectore-deluxe afin que tout le monde voit qu’ils sont plus fans que les autres… Bref, je coincé. Il se révèle malgré tout très sympathique, calmant mes envies de meurtres spontanées. 19h15, les portes s’ouvrent, branle-bas de combat !
Après avoir marché rapidement vers les places (je cours comme une fille, je ne pouvais pas ajouter cette tare à un mauvais goût vestimentaire en matière de manteau noir moche), je m’installe au premier rang au centre. Gagné ! Le fan n°1 me suit et s’installe à côté. Je lui donne mon adresse e-mail afin qu’il m’envoie les photos du concert, histoire de ne pas avoir à en prendre. Nous attendons patiemment la première partie.
Barbara Carlotti et ses deux musiciens arrivent sur scène. Sa voix est chaleureuse, l’ambiance est calme, le charme agit. Les morceaux sont agréables, pas trop longs, la chanteuse est plutôt sympathique. Le temps passe vite.
Elle s’en va et laisse la place à celui que nous attendons tous.
Les musiciens arrivent sur scène et Jocelyne (pianiste/accordéoniste/autre-instrumentistes) entame au piano l’instrumental 25-1-14-14 avec quelques arrangements electro issus de l’album remix « 2x2 ». Pierre Lapointe arrive sur scène, c’est le début du voyage.
Le temps de quelques minutes entre les chansons, il endosse le rôle du personnage arrogant. Toujours drôle, jamais lourd, les musiciens semblent autant rire que nous. Si Pierre Lapointe nous amuse entre ses chansons, c’est dans le but de mieux nous casser avec ses chansons aux textes touchants ou littéralement déchirants.
Le temps passe, les deux rappels nous permettent de découvrir 2 chansons non connue du public : « La maison où j’ai grandi » en duo avec Barbara Carlotti et une sublime reprise de « Les uns contre les autres ». Pas de « Vous » ni de « Au pays des fleurs de la transe ». Tant mieux pour les yeux, dommage pour le cœur.
Il s’en va, je reviens à la réalité. Je sors du Bataclan et descend à pied la rue du Temple. Pas de musique dans les oreilles, hors de question d’anesthésier les dernières heures passés. De nombreux souvenirs me viennent en tête, je m’arrête quelques minutes et m’assois sur les marches d’un immeuble quelconque. Je chantonne et laisse mon sourire se saler.
L’épopée fantomatique commence…
25-1-14-14
Le maquis
Qu’en est-il de la chance ?
Etoile étiolée
27-100 rue des partances
De glace
Debout sur ma tête
Au nom des cieux galvanisés
Le columbarium
Le lion imberbe
Tel un seul homme
Nous n’irons pas
La forêt des mal-aimés
Tous les visages
2x2 rassemblés
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La maison où j’ai grandi (avec Barbara Carlotti)
L’endomètre rebelle
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Les uns contre les autres
20/11/07 - 18:43
Pour l'avoir vu, je l'ai trouvé génial !
cargilesse