18/01/2008

18/01/08 - 12:11

On ne buggue que deux fois.

Il semblerait que les espions patagons aient décidé de se venger suite à la tentative d’infiltration d’hier. Comme par hasard, le serveur de l’agence a sauté aujourd’hui. J’ai beau crié à qui veut l’entendre (ou qui ne veut pas d’ailleurs), personne ne veut me croire !

Ou alors, c’est encore un coup de ma DRH Trixie.
Alors que j’abandonnais l’idée hier de lui exploser la face au bazooka, je décidais une technique bien plus dangereuse : la discussion. Et oui, je suis un homme faible.
Il fallait jouer serré : tout d’abord, demander à ma gentille supérieure Natasha (oui, je rêverai d’avoir une cochonne russe dans mon bureau) d’en parler à la vilaine Trixie.
« Pas de problème Coro, je rentre chez moi tout de suite, je passe dans son bureau pour lui dire que tu es overbooké »
Merci, ce n’est pas comme si c’était pas vrai, hein… Je compte sur Natasha pour être convaincante et montrer à quel point je suis surbooké entre mes différentes pauses café et des rédactions de newsletter.

Une heure plus tard, Trixie vient me voir :
« Coro, n’oublie pas de passer dans mon bureau avant de partir, je dois te donner touuuutes les indications afin que tu puisses recommencer ta mission d’espionnage demain matin, gnac gnac gnac ! »
Bizarrement, c’est à ce moment là que j’ai compris que ma Natasha n’aura jamais le monopole du cœur ! Vilaine russe, vilaine ! Elle n’a donc pas été parler à Trixie ? Peut-être que Natasha a un accent trop violent pour être compris ? Peut-être qu’elle a eu ses règles au moment de lui annoncer et qu’elle a du partir précipitamment changer son tampon… Tout s’est basculé dans ma tête.
Vu le regard que m’a lancé Trixie après lui avoir répondu « non », je me suis étonné de ne pas avoir encore été désintégré sur place. Ma tête était encore accrochée au corps, ce fut une révélation surprenante.
Comme si l’ennemi patagon n’était pas suffisant, je dois maintenant faire face à un agent double en interne.

Je vais la dénoncer pour cette panne de serveur de la matinée ! Elle finira ses jours au goulag en Sibérie, hahaha, ou pire : dans la « Ferme-célébrités » !! Bien fait pour ses ovaires !

Bon, c’est pas tout ça mais ça fait maintenant deux heures trente que nous n’avons plus de serveur et que je ne bosse pas.
Tiens, j’aurais eu le temps d’aller faire faire les visas à l’ambassade de Patagonie pour Trixie…

17/01/2008

17/01/08 - 15:13

Bons baisers de Patagonie.

Je suis un être doux et délicieux, tout le monde le sait. Il y en a même qui en profite.
Discussion ce matin avec ma directrice de département autour de la machine à café :
« Coro, ça m’embête de te demander ça mais la responsable RH a besoin d’un service, je pensais que tu pourrais t’en occuper. »
Mince, tout le monde est au courant que je n’ai presque rien à faire aujourd’hui ??
« Il faudrait que tu passes à l’ambassade de la Patagonie pour y récupérer 2 visas. »
Mouais, ça va, ça a l’air simple et ça ne me demande pas de réfléchir.
« Ca ne t’embête pas ? »
Non, du tout, ça va m’occuper et me permettre d’écouter de la musique sur le trajet, la journée passera plus vite.

J’arrive dans le bureau de la DRH que nous allons appeler Trixie (oui, j’aime bien, ça fait actrice porno).
« Tu es au courant ? »
Non, non, je ne faisais que passer, comme ça, pour demander une augmentation tiens !
« Bon, alors je n’ai pas eu le temps de passer faire faire les visas donc tu vas devoir y aller »
Pardon ? Ca n’était pas juste les récupérer et fissa ?
« En gros, tu y vas, tu donnes les documents pour faire les visas. Je te préviens, il y a plein de problèmes, tu devras mentir, faire le mec qui comprend rien, pleurer, désamorcer une bombe atomique avec les dents, abattre un grizzly avec ton orteil droit et revenir avec les visas »
Fastoche… Tu me prends pour ton assistant ou quoi ?
« Il faut au moins une heure pour récupérer les visas, tu vas devoir poirotter comme un con là-bas, hahaha ! »
Je suis doux et délicieux, ça ne m’atteint pas…

Je sors du bureau, les mains remplis de 36 documents, des formulaires, des passeports, des tests ADN, des extraits de casiers judiciaires, des jumelles, un couteau suisse et un bazooka M75. Je suis prêt à affronter les vils espions patagons !

Après m’être perdu dans le quartier, je trouve enfin la base patagone. Un grizzli m’attend à l’entrée afin de me faire passer le détecteur à métaux. Malin ! Obligé de laisser mes armes à l’entrée, je me retrouve sans défense dans le camp ennemi.
Les gens me regardent, me soupçonnent, se méfient. Je dois faire vite ! Je me rends au guichet 43, tout au bout du long couloir ténébreux. La guichetière me voit et suspecte déjà le coup tordu.
« Bonjour, je m’appelle Coronys, je viens faire quelques visas. On m’a dit que vous aviez déjà les documents et qu’on vous les a envoyé par fax. Comment ça vous n’avez pas de machine à fax ? J’adore votre rouge à lèvre. Vous êtes sûr de ne rien avoir ? On m’a pourtant dit que oui. Je vais pleurer avec toute l’intensité d’un personnage de dessin animé japonais si vous ne me valider pas cette demande de visas. Vous avez de beaux yeux. J’adore la Patagonie. Vous ne voulez pas ? Vous ne pouvez pas ? Vous voulez combien ? 50 ? 100 ? Mon corps ? »
Je suis prêt à tout pour ma carrière professionnelle !

La guichetière 43 n’a pas cédé. Passons au plan B : aller voir la guichetière 44.
Rien ? Bon, suivante !
Plus de guichet de demande de visa… Pas de panique, il n’y a plus que la méthode kamikaze qui peut encore fonctionner : viser directement le guichet 45, celui d’après-validation de dossier.
« Bonjour, je…. Comment ça « pas complet » ? Il faut que j’aille au guichet 43 ou 44 ou 45 ? Mais je… »
Bas les masques, je dois me rendre à l’évidence : les patagons sont de redoutables gardes.

Je pars, ruiné par cette terrible défaite.

Trixie m’appelle.
« Alors, tu as réussi ? »
Je lui explique la situation.
« Il fallait ce document comme ça ? Je m’en doutais. »
Comment ça tu t’en doutais ? Tu m’as envoyé me crasher comme un malpropre dans le camp ennemi ?

Je rentre à l’agence et redonne tous les documents à Trixie, sauf le bazooka qui pourrait m’être utile plus tard.
« Bon, ben tant pis. J’ai demandé à envoyer les bons documents, tu vas pouvoir y retourner demain. »
Tu rêves, pourriture communiste !
Etant un être doux et délicieux (voir plus haut), je n’ai rien dit.
Et depuis deux heures, j’attends devant sa porte, le bazooka en mains, prêt à faire feu. Prends garde petite Trixie… Tu n’as pas eu de torpille dans tes fesses depuis quelques temps, tu vas t’en prendre une dans ta face dans quelques instants !

16/01/2008

12/01/2008

 



Les 20 chansons à connaitre :

Björk : "All Is Full Of Love"
Tori Amos : "Cruel"
Delerium : "Heaven's Earth"
RoBERT : "Pour Moi"
Pierre Lapointe : "Vous"
Bat For Lashes : "What's A Girl To Do"
Sia : "Breathe Me"
Zazie : "Chanson D'Ami"
Nightwish : "The Poet And The Pendulum"
CocoRosie : "K-Hole"
Massive Attack : "Special Cases"
Katie Melua : "Piece By Piece"
Placebo : "Without You I'm Nothing"
Natalie Imbruglia : "That Day"
Brigitte Fontaine : "Ah Que La Vie Est Belle"
Kate Bush : "Hello Earth"
Goldfrapp : "Utopia"
The Knife : "Marble House"
Portishead : "Over"
Garbage : "Milk"

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Un hippopotame n'est pas une table
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