20/03/2008Le jour où la guerre est arrivée...
Le problème des hommes de ma vie, c’est qu’ils ne sont pas au courant qu’ils le sont…
Samedi soir. 23h30. Après avoir essuyé deux échecs (oui, les échecs s’essuient après avoir bien trempé) par un seul homme de ma vie dans un bar lugubre et sordide du Marais, je décidais de reprendre ma vie en main après cinq grandes minutes à déprimer à cause des interrogations habituelles de remise en cause (« que vais-je faire de ma vie ? », « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? », « Quand trouverais-je l’amour ? », « Quand est-ce que les cacahuètes vont être resservies ? »).
Doté d’une force surhumaine, je sors du bar, traverse la rue… et arrive dans le bar juste en face.
Nouveau bar, nouvel espoir (la rime est presque parfaite, le destin pourrait s’y laisser prendre).
Ambiance sympa, hahaha, je retrouve des connaissances à qui je n’ai rien à dire mais qui sont tellement douées que la conversation part d’elle-même.
Comme un grand rebelle, je sors dehors avec ma bière et rejoindre les amis fumeurs. Finalement, il y a plus de gens à l’extérieur qu’à l’intérieur, on pourrait presque mélanger nos sueurs. Un serveur sort et me dit que je dois laisser ma bière à l’intérieur. Rebelle mais pas kamikaze, je rentre donc déposer ma bière.
Au moment de ressortir, toute l’action passe au ralenti. Mon pied gauche ayant oublié la présence de la marche à l’entrée du bar, je me retrouve en train d’imiter une figure de patinage artistique au nom imprononçable, sachant pertinemment que la chute est inévitable. Je me retrouve donc cul par terre (« faites l’étoile !» qu’ils disaient…) devant 25 fumeurs au regard tourné vers moi, pauvre victime du destin (ça m’apprendra à faire des rimes, tiens !). C’est pendant ces dures épreuves que la notion de stoïcisme prend tout son sens. En tombant par terre, j’étais un peu devenu l’étudiant de la place Tian An Men qui se faisait tiré dessus par 25 regards (multipliés par deux, ça fait 50 yeux) d’homosexuels drogués à la nicotine.
Je venais de connaître la guerre et la répression.
Depuis ce fameux samedi, je ne traîne plus que dans les soirées lesbiennes. Quitte à se casser la figure, autant que cela se fasse avec des femmes qui sont trop viriles pour être les hommes de ma vie.
18/03/2008J'suis trop une star.
Youhouuu !
Rechercher un autre boulot sur son lieu de travail, c’est trop la fête !
Et hop, on se déhanche ! Et 1, et 2, et 3, et 4 !
Les cheveux au vent, je virevolte dans mon open-space. Et hop, je chante à tue-ma-tête ! Je croise des collègues dans les escaliers, visiblement très occupés.
- Coronys, il faudrait remplir un dossier pour…
- M’en fout, whouuuuuu !
Je fais quelques pas de danse, grimpe sur le bureau de Trixie et danse un rock énervé, me prenant pour une Beth Ditto anorexique. Je me sers de la lampe transformé en micro virtuel et chante un « I belieeeeeeeeve in peaaace, biiiiiitch » crevant les tympans des gens à moins de 10 mètres.
Je prends ma guitare électrique, trifouille les cordes et hurle deux-trois « fuck you » à la seconde !
Et je me réveille devant mon ordinateur, le son annonçant l’arrivée d’un nouvel e-mail me sortant de ma torpeur.
« Monsieur Coronys, merci de votre proposition. Nous sommes désolé mais aucun poste n’est disponible pour le moment. Veuillez aller vous faire foutre bien profondément. »
Je prends ma guitare et hurle deux-trois « fuck you » à la seconde…
12/03/2008Sur un site lugubre de débauche absolue.
J'suis trop fier de mon caca. This is SO last year! Part VII : The Knife’s “Silent Shout : An Audiovisual Experience”
La Suède est sans doute le pays le plus important de l’UE (ABBA est né là-bas, bordel!). Ca tombe bien, The Knife nous provient du grand froid. Pas aussi funky qu’un « Dancing Queen », forcément, ce groupe électro est sans doute ce qui nous tombe de mieux. Et ce live confirme toutes les bonnes choses que l’on pensait de lui.
Mieux qu’un simple live, « Silent Shout : An Audiovisual Experience » est comme un best of, regroupant le meilleur de l’imparable album « Silent Shout » et revisitant les anciennes chansons de la plus belle des façons. Le fameux « Pass This On » se transforme en introduction presque menaçante tandis que « Heartbeats » devient une douce envolée.
En prime, le DVD du spectacle ainsi que tous les excellents clips du groupe.
Coups de cœur :
« Heartbeats », « Marble House » (dix fois mieux que la version originale) et « Pass This On »
You got me stuck on repeat.
.
07/03/2008Pétasses de la com’
23h10. Soirée “Jeunes putes de la pub”.
Un canapé est disponible afin de s’asseoir dessus et être pris en photo. Nous attendons notre tour. Quatre pétasses nous grillent la place et s’installent à leur tour. Après les avoir maudit bien profondément (ce sont des pétasses de la com’, après tout), les quatre filles me regardent et hurlent « youhouuuu Coro, c’est nouuuus ».
Cool, des filles de mon ancienne promo.
Blablabla « c’est trop marrant de se croiser ici » blablabla « moi j’travaille chez Publicis maintenant » blablabla « mais qu’est-ce que tu fais là » blablabla « hahahaha ».
J’aime être une pétasse de la com’ moi aussi et vomir sur les autres du sperme de perdrix.
06/03/2008This is SO last year! Part VI : Bjork’s “Volta”
Après un album assez limité (« Medulla ») et une BO à spasmes (« Drawing Restraint 9 »), Björk nous revenait en 2007 avec « Volta ».
N’ayons pas peur des mots, cet album est merdique. Le premier extrait, « Earth intruders », semblait présager un plutôt bon album mais c’est une immonde bouse qui est sorti à la place. Sans hésiter l’un des pires albums de ma discothèque.
« Post » a toujours été son meilleur album, une véritable explosion musicale. Ici, ce sont des titres pompeux, sans énergie et sans caractère. Björk se parodie elle-même et c’est mauvais.
Parlons également de ses derniers clips, tous très mauvais à l’image du CD. Parlons aussi de cette pochette, la pire production à ce jour.
La fée islandaise est morte et son testament « Volta » sent le pipi de chat fermenté ! De toute façon, si sa carrière survit à ça, je l’étranglerai moi-même. « Waaaaandeeeeerluuuuuuuuuuuuuuuuuuuuust, gnagnagnagnagnaaaaa, waaaandeeeeerluuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuust »
PAN PAN !!
Coup de cœur :
L’énergique « Declare Independence », seul titre à sauver, reste l’un des meilleurs titres de Björk.
05/03/2008In Memory Part IV : Trop, c'est trop !
La com', c'est trop un métier de pétasses ! This is SO last year! Part V : Tori Amos’ “American Doll Posse”
Après un album relativement chiant (“The Beekeeper”) et une magnifique compilation sous forme de piano, Tori Amos allait nous revenir. Exit le piano mièvre du précédent opus, le nouveau bébé de la miss est résolument plus rock. Et quel album ! Alors que Tori a eu dernièrement tendance en faire passer la quantité (18 titres/disque en moyenne) avant la qualité (10 bons titres en moyenne), la miss nous fait cette fois partager 23 titres de très bonne facture. A part une sombre faut de goût (« Secret spell », l’une des pires chansons de sa carrière), Tori Amos a réussi à redonner du peps à sa carrière qui commençait réellement à subir une baisse de régime. Bye bye les chansons mielleuses sur les joies de la maternité, rebonjour les textes légèrement provocants (« Fat Slut », « Yo George », « Big Wheel ») et les passages rock à la choirgirl (« Body and Soul », « Teenage Hustling »).
De la country à la Dolly Parton dans « Big Wheel » à l’ambiance ténébreuse de « Smokey Joe » en passant par la douceur de « Roosterpur Bridge », Tori Amos se fait réellement plaisir et le communique.
Coups de cœur :
L’envolée de « Bouncing Off Clouds », les ténèbres de « Smokey Joe », l’ambiance sexuelle « Body And Soul » et le pré-apocalyptique « Code Red »
04/03/2008This is SO last year! Part IV : Kate Nash’s “Made Of Bricks”
Kate Nash a 20 ans, est rousse et a une tête à claques ! Voir sa tête à la télé donne envie de lui foutre des baffes !
Et pourtant, je l’adore ma p’tite Katounette (à ne pas confondre avec Katoucha, ancienne manequin actuellement décédée). On pardonne ses clips faiblards, ses attitudes de gamines écervelées et ses airs « tout m’emmerde et j’fais c’que j’veux ».
Katounette est une MySpace survivor, comme Lily Allen ou encore Yelle avant qu’elle ne décide de se coiffer avec un coupe-ongle. Kate, c’est aussi la seule d’entre elles à avoir un album entièrement intéressant. On a beau essayer de détester les chansons les moins transcendantes, il reste impossible de les haïr.
Tant pis, il faut s’y résoudre : Kate, elle nous a fait un excellent premier album !
En attendant son concert à la Cigale le 31 Mars prochain…
Coups de cœur :
“Foundations”, premier extrait indispensable et entêtant.
« Mariella » petite fable au rythme progressif et à la fraîcheur déconcertante.
« Skeleton Song » nous entraine dans un univers timburtonnien.
Télécharger ces trois titres :
03/03/2008This is SO last year! Part III : UNKLE’s “War Stories”
En trainant sur le site de Massive Attack, j’apprenais son projet de collaboration avec un groupe appelé UNKLE. C’est lors de ma promenade quotidienne dans un Virgin au rayon « nouveautés » que je tombais par hasard sur « War Stories », dernier opus du groupe à la pochette crade et aux teintes sombres. L’édition collector ayant nettement reçu ma préférence, je repartais donc avec ce groupe dont je ne savais rien.
Allez, mon premier choix de morceau s’est évidemment porté vers la collaboration avec Robert Del Naja, 3D de Massive Attack. Heurk, une grosse bouse indigeste sans âme. Zut !
L’écoute du reste de l’album fut heureusement plus prolifique : un « Hold My Hand » plus que génial, un « Broken » entrainant, un « Burn My Shadow » au rythme effréné et au clip fantastique, un « When Things Explode » envoûtant…
Bref, une seule chanson chiante : seul de 3D. Il n’y a pas à dire, les meilleures combinaisons ne sont pas celles que l’on attend !
Coups de cœur :
« Hold My Hand », « Broken », « Burn My Shadow », « When Things Explode »
Télécharger ces quatre titres :
 |
|
Les 20 chansons à connaitre :
Björk : "All Is Full Of Love"
Tori Amos : "Cruel"
Delerium : "Heaven's Earth"
RoBERT : "Pour Moi"
Pierre Lapointe : "Vous"
Bat For Lashes : "What's A Girl To Do"
Sia : "Breathe Me"
Zazie : "Chanson D'Ami"
Nightwish : "The Poet And The Pendulum"
CocoRosie : "K-Hole"
Massive Attack : "Special Cases"
Katie Melua : "Piece By Piece"
Placebo : "Without You I'm Nothing"
Natalie Imbruglia : "That Day"
Brigitte Fontaine : "Ah Que La Vie Est Belle"
Kate Bush : "Hello Earth"
Goldfrapp : "Utopia"
The Knife : "Marble House"
Portishead : "Over"
Garbage : "Milk"
Ailleurs, dans la blogosphère...
L'hippopotable, pour tous les fans des publicités de Paris Match de 1952 à 1976.
Un hippopotame n'est pas une table
La bibliothèque idéale de l'hippopotable
Tori Amos
Perfectly windy sky
Björk
Whisper in water
RoBERT
Des mots, des monts et merveilles
Garbage
Bullet train
An Pierlé
Angels bark
Goldfrapp
Wonderful electric
Portishead
Crimes of illusion
Sarah McLachlan
Blackened sky
CoroRosie
Tiny spirit in a k-hole
Massive Attack
Darkened skin
Archive
Clipped wings
Lhasa
El arbol del olvido
Zazie
Le coeur à la science
Alanis Morissette
Precious together
Damien Rice
Muddy roads
ABBA
Long forgotten scenes
Brigitte Fontaine
Lait de nénuphar
Lene Marlin
Borrowed wings
Within Temptation
Sparkling angel
 |